Petites Histoires, Nouvelles & Poèmes Illustrés

Album Photos

Moi, j’aime feuilleter ces vieux albums photos
Comme ceux qu’on avait quand on était ados,
Où sont entremêlés les morts et les vivants,
Des tenues démodées, et des gueules d’antan.

Je n’ai pas oublié ces bandanas fluos,
Ces chaussures, ces K-Way fidèles à la météo,
Les sourires figés de ces anciens enfants
Et de ce vieux bébé qui vient d’avoir trente ans.

Il y a dans le grenier des tas d’autres photos
Toutes à dépoussiérer entre rires et sanglots
Des souvenirs scotchés sur fond autocollant
Petits bouts de passé sous film transparent.

On ne le savait pas mais on était très beaux
Des remords, des regrets : un œil dans le rétro.
Morceaux d’éternité qui, tous, nous survivront
Quelque part bien planqués au fond d’un vieux carton.

C’est le cœur serré, quand nous serons là-haut
Que vous les montrerez à vos petits-enfants

9 juin, 2016 à 16 h 40 min | Commentaires (3) | Permalien


Toi, l’enfant

Te consoler
Te rassurer
Te réconforter
Te pardonner

Ne pas te laisser, seule, derrière la porte

Entrebâillée

Toi l'enfant

Te tendre la main
Te la serrer
Te prendre dans mes bras
Te dire que tout va s’arranger

Ne pas t’oublier mais laisser la porte se refermer

Verrouillée

Te voir t’en aller
Te laisser devenir ce que tu es
Te dire au revoir à jamais

Toi, l’enfant que j’étais

9 juin, 2016 à 15 h 56 min | Commentaires (0) | Permalien


Le cinéma

Malgré l’amour que je te porte

Toutes les nuits je rêve d’un autre

Il n’est pas plus beau que toi

Mais il m’emmène au cinéma

Malgré l’amour que je te porte

Toutes les nuits je rêve d’un autre

Il n’est pas plus riche que toi

Mais il dit qu’il est fou de moi

On va à la Foire du Trône

D’amour on croque la même pomme

Il lèche un à un mes petits doigts

Avant d’aller au cinéma

On erre dans les rues de Paris

On s’aime sous un soleil gris

Et là où nous mènent nos pas

Il y a toujours un cinéma

Le cinéma

Malgré l’amour que je te porte

Toutes les nuits je rêve d’un autre

Il n’est pas plus gentil que toi

Mais il apprécie l’Opéra

Malgré l’amour que je te porte

Toutes les nuits je rêve d’un autre

Il n’est pas plus brillant que toi

Mais il dit qu’il n’aime que moi

On monte sur la Tour Eiffel

D’amour déchirée ma dentelle

En un claquement de doigt

Et ça c’est pas du cinéma

On traîne sur les Champs-Elysées

On se dévore de baisers

Il me caresse de ses doigts

Même quand on est au cinéma

Malgré l’amour que je te porte

Toutes les nuits je rêve d’un autre

Il n’existe pas plus que toi

Faut que j’arrête mon cinéma…

 

 

9 juin, 2016 à 16 h 40 min | Commentaires (3) | Permalien


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